Des
Gorges de l'Aveyron à la Vallée du Lot
Entouré de
sites majeurs, le Pays peut profiter de cette position
de centralité et de qualité en s'appuyant sur
les vallées (Lot, Aveyron et Viaur), un patrimoine architectural
et historique très riche (bastides), un tourisme industriel
et rural (bassin de Capdenac - Decazeville, four à pain, couverture
en lauze, ...), un paysage entretenu, et enfin une qualité de
vie.
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Bastides
et autres villages neufs du Moyen Age
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Villefranche
de Rouergue
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Les
bastides ont été fondées
aux XIII et XIV siècles,
entre la fin de la troisième croisade contre
les albigeois et le début de la guerre de
cents ans. Ce phénomène
urbanistique, caractéristique de la France
méridionale,
prolonge un premier mouvement de création
de villages et de bourgs impulsé par l’église
et l’aristocratie militaire
pendant l’époque romane.
A
l’instar de VILLENEUVE, des villages et des bourgs placés
sous la protection spirituelle d’un monastère (sauvetés)
se développent sur des territoires dont les limités
sont matérialisées par des croix de pierre. Les habitants
participent au défrichement, à la mise en culture des
terres et à la
création d’échanges économiques. Ailleurs,
comme à Najac, et jusqu’au milieu du XIIIème
siècle,
se développent des villages édifiés au pied
de châteaux
forts (bourgs castraux) qui offrent qui offrent à la population
une protection armée.
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Aux
XIIIème
et XIVème siècles, encouragée par le pouvoir royal
qui accroît ses possessions et renforce son autorité politique,
l’urbanisation des campagnes s’intensifie dans le Midi
de la France. Entre Limousin et Pyrénées, Quercy et Languedoc,
et à l’initiative de laïcs (rois, comtes, châtelains)
ou de religieux (évêques, abbés), sont fondées
plus de 300 bastides.
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Ces
villages neufs (la Bastide l’évêque) et des
villes neuves (Villefranche, Sauveterre) de plan géométrique,
organisés autour d’une
place de marché entourée d’arcades ou de
couverts, permettent d’accueillir la population des campagnes, à laquelle
sont octroyées des libertés et des franchises
commerciales.
Les nouveaux habitants, qui disposent d’un
lot à bâtir
et d’un jardin, produisent des marchandises, participent
aux échanges économiques,
et génèrent une fiscalité (taxes et impôts)
qui assure au fondateur d’importants profits.Ce
phénomène urbanistique spectaculaire, qui résulte
d’un essor démographique lié à un réchauffement
climatique et à l’amélioration
des techniques agricoles, concerne non seulement le sud-ouest
de la France mais une grande partie de l’espace européen.
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Le
Bassin Minieur, un Pays au passé riche au coeur de la campagne
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Chevalet
- Decazeville
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Pôle industriel dans un département vert, le bassin d’Aubin – Decazeville
a un riche passé dont témoignent aujourd’hui le musée
de la Mine d’Aubin, le musée géologique de Decazeville,
le musée « la mémoire de Cransac, mine et thermalisme » et
bien sûr, le site de la « Découverte ».
Ces sites sont un passage obligé pour tous les passionnés
de tourisme industriel.
Le bassin minier est en plain expansion jusqu’en
1855 et connaît de grands jours à cette époque. Crises économiques
et grèves ponctuent le XIXème siècle.
Zola s’en
inspire pour Germinal.
Le charbon d’abord extrait en galeries souterraines
est exploité dès 1832 à ciel ouvert sur un site
dénommé de ce fait : « la Découverte » qui
a cessé définitivement son activité en 2001. Cette
découverte est un site gigantesque (3,7 km de long,
2,5 km de large, 250 m de profondeur). |
Séchoir à Stockfisch |
Les
auberges du bassin préparent encore le stockfisch, cabillaud
séché en provenance des îles Lofoten de Norvège
qui permet de cuisiner le délicieux estofinado (avec des pommes
de terre, des œufs, de l’ail, du persil, de l’huile
de noix …), autrefois plat des mineurs et des ouvriers, riche
en protéines.
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Le
chemin de Saint Jacques de Compostelle
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De
l’Aubrac à la Vallée du Lot, le GR65 traverse
l’Aveyron à travers des paysages somptueux et un patrimoine
exceptionnel. Des pèlerins, circulaient autrefois sur les routes
du Bas-Rouergue, attirés par les dévotions aux reliques
de Sainte-Foy à Conques (itinéraire du Puy).
Une des variantes du chemin vous propose de passer par Firmi,
Cransac,
Aubin, le site médiéval
de Peyrusse le Roc, les bastides de Villeneuve et Villefranche
de Rouergue.
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Aubin
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Le Causse,
pays du calcaire et de la préhistoire
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Domaine
du mouton, du chêne, des gariottes – caselles -,
des terres à blé, le casse de Villeneuve forme la pointe
Ouest du département de l’Aveyron, qui s’engonce en
Quercy. Il est riche en dolmens, gouffres, à-pics sur le bord
du Lot et grottes dont celles de Foissac, spectaculaire œuvre d’art
sculptée par l’eau. Il se développe entre
Villefranche et le terrefort. La
visibilité des lointains est le charme de
cette terre.
D’innombrables hameaux, les « mas » semblent
un défit à l’aridité du sol. C’est à l’automne
et au printemps, dans les chemins creux bordés de murs rassurants
que vous découvrirez le causse, sa lumière mystérieuse,
ses subtils camaïeux : rose saumon, ocre et gris, ses parfums … au
printemps, dans les champs non cultivés, au bord même du
chemin poussent des orchidées. Rien de géant
: elles mesurent entre 10 et 30 cm !
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Foissac
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Vallée
du Lot :
Quel périple que celui du Lot !
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Laroque Bouillac

Ecluse
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Né sur les pentes d’une montagne du Gévaudan oriental,
torrent musculeux éclairant des coins sauvages où la nature à tous
les droits, il se mue en rivière se faufilant à l’intérieur
des défilés rocheux, puis navigue à travers d’amples
paysages sculptés de vignes, de châteaux, de cités-éperons
penchées sur des points de vue grandioses.
Témoin d’une
longue histoire, et même d’une préhistoire, il a vu
pêcher les faibles groupes humains qu’abritaient les cavernes
de ses falaises et aussi les constructeurs de mégalithes. Il a été le
témoin de l’arrivée des Celtes déjà assemblés
en peuplades. Il amenait autrefois une importante flotte de barques qui
convoyait jusqu’à Bordeaux les fromages d’Auvergne,
le charbon de Decazeville et les vins de Cahors.
Les populations actuelles
résultent d’apports successifs et de brassages répétés.
Suivre les méandres du Lot, flâner au hasard de ses détours
et contours, c’est aborder à cent rivages différents,
c’est découvrir autant d’hommes que de
pays…
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Plaine du Lot
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Le Ségala,
pays des cent vallées
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Situé à Ouest de l’Aveyron, le plateau du Ségala
(entre 500 et 800 m d’altitude) fut longtemps considéré comme
une région agricole parmi les plus pauvres de l’hexagone.
L’acidité des sols ne permettait bien souvent que la culture
du seigle, qui a donné son nom à cette région (ségala
en occitan). Aujourd’hui pourtant le Ségala est considéré comme
une terre privilégiée du Rouergue, car entre-temps le chemin
de fer et la révolution agricole, avec le chaulage de ces terres
acides, sont passés par là.
Depuis les routes de crêtes
aux points de vue imprenables qui le traversent, on plonge vers ces ruisseaux
qui serpentent entre les pentes boisées. Les rivières du
Viaur et de l’Aveyron, tout comme leurs affluents, ont creusé au
fil des siècles d’innombrables vallées, dégageant
parfois des éperons rocheux qui ont servi de site à l’édification
de châteaux féodaux. C’est le pays de prédilection
des pêcheurs et des randonneurs.
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Gorges
de l'Aveyron et du Viaur, Eaux vives et paysages sauvages
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La
rivière Aveyron (280 km) prend sa source à Séverac
le Château et se jette dans le Tarn. Elle court dans
des gorges abruptes et méandreuses à partir
de Rodez, en passante par Belcastel, classé parmi
les « plus
beaux villages de France », avec son château
dominateur du X – XVème
siècle en Compolibat aux igues étonnantes
(phénomène
géologiques unique en France) et le village médiéval
de Prévinquières. Le
Viaur, principal affluent de l’Aveyron,
très apprécié des pêcheurs,
vient grossir le cours de l’Aveyron et bondit dans
un paysage vigoureux et sauvage, noyé dans la
verdure. Sur les versants, le châtaignier
est roi.
Ses
couleurs flamboyantes font de l’automne une fête.
Ce
pays vers à dominante agricole (citons « le Veau d’Aveyron
et du Ségala » Label Rouge) englobe aussi une partie du
vignoble du Marciac, les producteurs se font un plaisir de vous ouvrir
les portes de leurs exploitations. C’est encore le pays ou Georges
Rouquier a tourné Farrebique et Biquefarre, films reconnus en
Europe et aux Etats-Unis comme des hymnes à la vérité et à la
poésie de la vie des paysans.
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